Jeudi 15 octobre 2026
La C.-B. vote dans 9 jours

Vote-Scope · ACEUM · Bureau guerre commerciale

Le bureau de la guerre commerciale Canada–États-Unis.

Les pourparlers ont échoué. Les tarifs ont frappé. Le pays a donné raison au refus. Un indice, un tableau de marchés et un mur de sondages sur le même écran — mis à jour chaque jour, sourcé ligne par ligne.

Les deux frontières sont taxées depuis le 8 septembre, quand la riposte canadienne de 27,6 G$ est entrée en vigueur. Washington a répliqué le jour même par des interdictions d’importation pures et simples — motos, spiritueux, vins, lactosérum — dès le 29 septembre. Depuis, le conflit a changé d’échelle : Bruxelles a offert au Canada le premier statut de « membre associé » de l’UE, Trump y voit un possible « acte hostile », et sa tentative de remplacer la potasse canadienne par celle du Bélarus a duré une journée avant qu’il recule à l’ONU. Sept Canadiens sur dix appuient toujours la riposte de Carney ; aux États-Unis, un quart seulement donnent raison à Trump.

Mis à jour 15 octobre 2026 v2.0 Données réelles

Ce qui est réellement en vigueur

Taux tarifaire américain 50%

Article 338, Tariff Act de 1930. Trois proclamations signées le 20 juillet 2026. Aucune exemption ACEUM.

Exportations canadiennes touchées ≈ 28 G$ CA

Environ 20 G$ US, et à peu près 5 % de tout ce que le Canada expédie aux États-Unis. Les estimations vont de 28 à 30 G$ CA selon la source. Autos, alcool, produits laitiers, ciment, matériaux de construction, vêtements, bâtons de hockey. Énergie, potasse, poisson et minéraux critiques exclus.

Riposte canadienne 8 sept.

Dollar pour dollar. Acier, produits laitiers, électroménagers, machinerie agricole, pâtes et papiers, électronique.

Interdictions d’importation américaines 29 sept.

Motos de grosse cylindrée, spiritueux, vins, bières sans alcool et lactosérum canadiens. Signées le 8 septembre ; elles remplacent pour l’essentiel les tarifs de 50 % sur ces produits.

Exportations québécoises exposées 7,7 G$

Plus de 9 % de tout ce que le Québec expédie au sud. Deux programmes d’aide provinciaux ouverts la semaine suivante.

Soutien fédéral nouveau et bonifié 7,5 G$

Le train de mesures du 25 août, qui s’ajoute à près de 25 G$ déjà annoncés : 1,5 G$ pour la réponse régionale, 500 M$ de liquidités BDC, 2 G$ pour la diversification et 3,5 G$ pour travailleurs et employeurs. La livraison est le prochain test.

Prochaine menace tarifaire américaine 1er janv. 2027

Trump annonce 50 % sur les véhicules, les pièces automobiles et l’acier canadiens. Annoncé le 24 août; pas encore en vigueur.

  • 01Greer qualifie l’offre de préférentielle : suspendre le nouveau 50 %, retirer le nouveau 10 % sur le bois et réduire l’auto, l’acier et l’aluminium. Pour Ottawa, le point de départ reste la relation commerciale d’avant ces pénalités de l’ère Trump — pas leur version réduite.
  • 02Washington voulait exclure les véhicules intermédiaires et les camions lourds de l’allègement tarifaire sur l’auto.
  • 03Washington cherchait à limiter la liberté du Canada de négocier avec d’autres partenaires commerciaux.
  • 04Washington poussait pour restreindre les règles de contenu canadien en ligne, le soutien au cinéma et à l’édition, l’étiquetage en français et d’autres mesures protégeant la culture et la souveraineté.

D’où l’on parle

Écrit depuis le Canada, et affiché comme tel.

Vote-Scope s’écrit depuis le Canada. Un gouvernement a imposé 50 % de tarifs sur les exportations de son voisin ; l’autre a répliqué dix-sept jours plus tard. On n’écrira pas comme si frapper le premier et frapper en retour étaient le même geste. Les instruments de cette page restent neutres par construction : l’écart de levier sort de deux indices publiés et donnerait le même chiffre peu importe qui le calcule. La prose, elle, ne l’est pas, et le dire vaut mieux que le cacher.

Kim Leclerc · 23 septembre 2026

Notre lecture

Ce qu’il faut retenir.

La potasse n’est pas une arme. L’Europe, peut-être.

Lundi, Trump annonçait qu’il achèterait sa potasse au Bélarus. Mardi, à l’ONU, il se ravisait : « On va continuer avec le Canada. » Vingt-quatre heures, et la démonstration était faite. Le Canada est le premier producteur mondial, les agriculteurs américains en dépendent, et Minsk admet ne pas pouvoir fournir. Certains leviers ne se déplacent pas par décret. L’autre nouvelle de la semaine va dans l’autre sens. À Strasbourg, Bruxelles a ouvert la porte à un statut de « membre associé » que ses propres traités ne prévoient même pas, et Carney l’a saisie. Trump y voit un possible « acte hostile ». C’est précisément le point : pour la première fois du conflit, le coût d’une escalade contre le Canada inclut l’Europe. Les Canadiens suivent. Selon Public First, 71 % donnent raison à Carney d’avoir riposté et 57 % accepteraient de payer plus cher pour tenir tête à Trump ; Abacus mesure 81 % d’appui à une intégration plus étroite avec l’UE, sans adhésion. Aux États-Unis, à peine un quart des adultes donnent raison à Trump. Les interdictions du 29 septembre feront mal, d’abord aux distillateurs et aux transformateurs laitiers. Mais la semaine a montré les limites de la coercition : elle pousse Ottawa vers Bruxelles plus vite qu’elle ne le ramène vers Washington.

Le Canada a répliqué. La riposte ne se mesure pas en dollars.

À 0 h 01 le 8 septembre, des droits de 15 %, 25 % et 50 % ont frappé 27,6 G$ d’importations américaines sur plus de 700 produits. Pour la première fois du conflit, les deux frontières sont taxées. Scott Bessent avait prévenu qu’on ne réplique pas coup pour coup « à quelqu’un treize fois plus gros que soi ». Sur le strict plan comptable, il a raison. Vingt-sept milliards contre une économie de cette taille, c’est une décimale. Sauf que ce n’est pas là que la riposte travaille. Abacus a sondé 2 500 électeurs inscrits dans les cinq États qui décideront du Sénat en novembre : Iowa, Michigan, Ohio, Maine, Caroline du Sud. Dans les cinq, appuyer ces tarifs est un passif électoral net. Le tarif de 50 % sur les véhicules canadiens y est rejeté à environ deux contre un. Et des majorités partout préféreraient revenir à la relation d’avant. Notre propre écart de levier dit la même chose autrement : 84,1 pour le Canada, 27,8 pour la force politique de Trump. La riposte canadienne n’a pas à gagner une guerre commerciale contre une économie treize fois plus grande. Elle a seulement à durer jusqu’en novembre.

Le pays a ratifié le refus en vingt-quatre heures.

Angus Reid est allé sur le terrain la nuit même où les tarifs ont frappé : 76 % des Canadiens estiment que Carney a eu raison de quitter la table, 13 % qu’il a eu tort. Cinq contre un. La majorité tient dans chaque province — 65 % en Saskatchewan, 67 % en Alberta, 85 % au Québec — et 53 % des électeurs conservateurs de 2025 en font partie. La rupture n’a pas fabriqué ce consensus. Léger mesurait déjà 56 % contre toute nouvelle concession, Abacus 69 % pour tenir bon quel que soit le délai. Vendredi soir n’a fait que le rendre visible. Ce que ça n’a pas produit, c’est une entente : les marchés cotent toujours un recul à court terme bien en dessous d’une chance sur dix, et la moitié des Canadiens n’ont carrément pas confiance qu’une entente soit possible tant que Trump est en poste. La force intérieure achète le droit de refuser une mauvaise entente. Elle n’en achète pas une bonne.

La permission n’est pas la patience.

Le PDG d’Abacus, David Coletto, l’a écrit à 5 h du matin le jour de l’entrée en vigueur des tarifs : les Canadiens ont donné à Carney la permission de dire non, pas un temps illimité pour avoir raison. Les mêmes répondants qui appuient le refus à 76 % sont 89 % à craindre la hausse des prix, et 38 % des travailleurs craignent pour leur propre emploi — 13 % « beaucoup ». Un appui mesuré avant que la facture arrive est le moins cher de tous. Ce qui fait des 7,5 G$ de soutien nouveau et bonifié aux travailleurs et aux entreprises la vraie échéance politique du dossier, pas le 8 septembre. Il faudra que ce soit rapide et visible, parce que ce qui lâche en premier n’est pas la fermeté, c’est la conviction que quelqu’un tient le volant.

Ce que le public disait la semaine dernière n’est plus ce qu’il dit. Les deux mesures restent affichées.

Le 17 août, Léger trouvait 38 % de Canadiens qui jugeaient l’approche de Carney « plutôt passive », contre 30 % qui la trouvaient équilibrée. Le 23 août, Angus Reid en trouve 69 % qui parlent de fermeté et 19 % de mauvais jugement. Ce n’est pas une contradiction dans les données. C’est un homme qui a agi entre les deux terrains. Les deux cartes restent sur cette page avec leur date, parce qu’un sondage n’est pas une opinion permanente mais une mesure horodatée — et effacer la première rendrait la seconde illisible.

L’« avantage » de Greer part de la pénalité de Washington.

Jamieson Greer présente la baisse des tarifs sur l’acier, l’automobile et le bois comme un traitement préférentiel. Elle ne l’est que par rapport aux pénalités que Washington a lui-même imposées depuis le retour de Trump. Réduire une amende qu’on vient d’infliger n’est pas une concession. Et le prix demandé n’a jamais porté seulement sur les tarifs : Carney décrit des limites de dernière minute à la liberté du Canada de signer ailleurs, et aux mesures qui protègent le français, le contenu canadien, le soutien au cinéma et à l’édition, l’étiquetage des produits et la souveraineté réglementaire. Retirez l’arithmétique tarifaire et c’est de ça que parle le refus.

Cette politique n’a de public derrière elle d’aucun côté de la frontière.

78 % des Américains estiment que leur pays devrait traiter le Canada en ami et allié. 59 % s’opposent à cette salve de tarifs. 79 % ont une opinion favorable des Canadiens. Et le président qui les impose est à 34 % d’approbation chez Angus Reid, 37 % chez Léger, avec une désapprobation forte (46 %) supérieure à elle seule à tout son appui. Le tarif n’exprime pas une demande américaine ; c’est un instrument présidentiel utilisé à contre-courant du pays qu’il est censé servir. C’est le chiffre le plus sous-rapporté de cette page, et c’est celui qui décidera si le Congrès bouge avant les mi-mandats.

« Lake America » et le récit québécois de Lutnick relèvent du même geste : réécrire le réel.

La Maison-Blanche peut ordonner à ses propres cartes d’imprimer « Lake America »; elle ne peut pas rebaptiser le lac Ontario pour le Canada, effacer un hydronyme d’origine autochtone ni rendre la mise en scène vraie. L’affirmation de Lutnick voulant que Carney ait inventé le différend sur le français pour nuire au PQ échoue au même test. Washington avait placé la découvrabilité et l’étiquetage bilingue sur la table, puis a publiquement retiré ces positions. Déclarer le dossier fictif après avoir reculé n’est pas une version concurrente des faits : c’est un mensonge contredit par la volte-face même de l’administration. La réplique de Carney a frappé parce qu’elle a réuni géographie, langue et souveraineté en une phrase; Lutnick a ensuite transporté lui-même cet argument dans l’élection québécoise. Nous rapportons sa déclaration, mais nous ne lui accordons pas la fausse symétrie d’un différend factuel non résolu.

Carney devient un protagoniste extérieur des élections de mi-mandat.

Cela reste une élection américaine disputée par les républicains et les démocrates. Mais la guerre commerciale lui donne un protagoniste extérieur. Trump fait maintenant campagne contre le refus canadien; Vance appelle le Canada un État, puis un accident; Ford dit aux Américains que leur vote de mi-mandat est la réponse et propose de cibler les États profondément républicains avec les leviers canadiens; et Carney réplique avec l’Europe, l’ANASE et l’Inde, en promettant de doubler en six mois la portée commerciale sans tarif du Canada. Le contraste devient lisible pour l’électeur américain : coercition et intrants plus chers d’un côté, allié voisin qui construit publiquement une sortie de l’autre. Carney n’est pas sur le bulletin, mais Trump est en train de l’installer dans la campagne.

Davos 2.0 : le refus s’adresse à toutes les puissances moyennes.

À Davos en janvier, Carney soutenait que l’intégration économique était devenue un instrument de coercition. Le Canada est aujourd’hui le premier grand allié des États-Unis à quitter la table plutôt que d’accepter une relation avec des tarifs permanents intégrés dedans ; le Royaume-Uni, l’Union européenne et d’autres ont signé des ententes plus étroites. Le discours est devenu une démonstration, et la démonstration coûte cher. Ça ne prouve pas que la résistance paie. Ça met un prix sur la tablette, là où toutes les autres puissances moyennes peuvent le lire à côté du prix de l’accommodement.

Ce qu’on surveille

  • 0129 septembre — les interdictions américaines entrent en vigueur : motos de grosse cylindrée, spiritueux, vins, bières sans alcool et lactosérum canadiens.
  • 02Octobre — le sommet Canada–UE à Montréal. Le « membre associé » passera du discours au texte, ou pas ; et Trump mettra, ou non, sa menace d’« acte hostile » contre l’Europe à exécution.
  • 03La potasse : le premier navire bélarusse attendu à La Nouvelle-Orléans en octobre. Un envoi ponctuel, ou un vrai détournement ?
  • 045 et 24 octobre — la guerre commerciale entre dans deux campagnes provinciales : le Québec vote le 5, la Colombie-Britannique le 24.
  • 053 novembre — les mi-mandats. Au Maine, au New Hampshire et au Texas, des candidats au Sénat des deux partis font campagne contre les tarifs.
  • 061er janvier 2027 — la menace de Trump à 50 % sur les véhicules, les pièces et l’acier canadiens. Annoncée, pas encore en vigueur.
  • 07Les 57 % de Canadiens prêts à payer plus cher pour tenir tête à Trump (Public First). C’est la mesure qui bougera en premier si ça s’étire.
  • 08Le levier énergétique : une taxe à l’exportation sur l’électricité ou le pétrole et le gaz a plus de 70 % d’appui et n’a jamais servi.

Ce que dit l’argent

Marchés prédictifs sur la guerre commerciale.

Cotes en direct de Polymarket et Kalshi. Marchés externes, portés comme contexte — aucun n’alimente l’écart de levier. Les carnets minces sont signalés, et un contrat ci-dessous se règle sur une question plus étroite que son titre le laisse croire.

Polymarket

Une hausse du taux tarifaire général sur le Canada, en vigueur d’ici le 31 décembre

13% implicite

À lire attentivement : il se règle sur le taux *général*, pas sur des droits sectoriels. Les tarifs de 50 % de l’article 338 ne le tranchent pas.

Polymarket

Une autre élection canadienne déclenchée d’ici le 31 décembre

4.2% implicite

47 % des Canadiens veulent un scrutin sur toute entente. Le marché dit qu’ils n’en auront pas cette année.

Kalshi

L’Alberta vote pour faire sécession avant la prochaine élection fédérale

9.9% implicite

La couture intérieure. L’Alberta est aussi là où l’appui à la riposte est le plus faible.

Kalshi

L’échelle du taux tarifaire

Kalshi · taux tarifaire général sur le Canada, 1ᵉʳ janvier 2027

Taux tarifaire sur le Canada ≥ 10 % au 1ᵉʳ janvier 2027
80%
≥ 20 %
43%
≥ 30 %
21%

Peu d’échanges : quelques centaines de contrats en cours. À lire comme une tendance plutôt qu’un prix.

Le contrat à surveiller

Marché externe — hors du calcul de l’écart.

Voir sur PolymarketCotes en direct via Polymarket

Ce que disent les publics

Sondages au Canada et aux États-Unis.

Le Canada a maintenant deux séries de mesures : celles d’avant la rupture et celles d’après. Elles ne disent pas la même chose, et les deux restent affichées avec leurs dates de terrain. Aux États-Unis, l’opinion n’a jamais suivi le président sur ce dossier.

Canada

Public First / POLITICO

71 % donnent raison à Carney d’avoir riposté ; 57 % paieraient plus cher pour tenir tête à Trump

Carney a-t-il eu raison d’imposer des tarifs réciproques aux États-Unis ?
A eu raison d’imposer des tarifs réciproques
71%
A eu tort de les imposer
17%
Appuient l’idée d’égaler les tarifs de Trump
57%
Des prix plus élevés en valent la peine pour tenir tête à Trump
57%
N’en valent pas la peine
25%

Mené une semaine après l’entrée en vigueur de la riposte, en ligne, auprès de 2 119 adultes canadiens. Près de la moitié estiment que Carney ne devrait faire aucune concession, et 38 % jugent la relation commerciale injustement favorable aux États-Unis, contre 18 % qui la voient favorable au Canada. Les électeurs libéraux sont les plus prêts à absorber des prix plus élevés, à 74 %.

Abacus Data

71 % appuient le retrait; 60 % approuvent la gestion de Carney

Carney a-t-il eu raison de suspendre les négociations commerciales avec les États-Unis ?
A eu raison de suspendre
71%
A eu tort de suspendre
17%
Approuvent la gestion de Carney
60%
Prévoient éventuellement une entente
47%
Prévoient l’escalade ou un conflit durable
40%

Une deuxième mesure entièrement post-rupture confirme le mandat, au-delà des partis : 87 % des électeurs libéraux, 82 % des bloquistes, 78 % des néo-démocrates et 54 % des conservateurs donnent raison à Carney. Le Québec mène à 79 %. La plupart des entrevues précèdent les détails de la riposte du 25 août.

Terrain 21 août–26 août · n = 2 022 · ±2,2 % · Abacus Data
Synopsis / La Presse · Vote-Scope

La CAQ monte à 27 % dans le sondage — et de 12 à 30 sièges projetés

Le premier pouls électoral québécois entièrement post-rupture
PQ — sondage
28%
CAQ — sondage
27%
CAQ — estimation Vote-Scope
26.1%
PQ — estimation Vote-Scope
28.5%

Le modèle de sièges fait passer la CAQ à 30 sièges projetés, contre 12 la veille; le PQ recule de 71 à 55. Le moment concorde avec un ralliement vers le parti au gouvernement pendant que Christine Fréchette fait campagne contre Trump. Un sondage et une mise à jour du modèle n’établissent pas la causalité; l’exemption de choc a admis la mesure aberrante, tandis que le plafond de concentration par maison est resté actif.

Liaison / Léger

Les premières mesures se déplacent vers les gouvernements qui portent la riposte

Le premier pouls électoral, encore mince, après la rupture
PC de l’Ontario (23–24 août)
39%
Approbation de Ford (23–24 août)
36%
CAQ au Québec (21–24 août)
23%
Libéraux fédéraux (9–22 août)
43%

Le sens est cohérent, mais ce n’est pas une preuve causale. Liaison mesure l’approbation de Ford à 36 %, contre 24 % dans sa vague de juillet, et les PC à 39 %; Léger place la CAQ à 23 %, contre 20 % au début d’août. Le Liaison fédéral donne le PLC en tête 43–32, mais seule sa dernière journée de suivi vient après la rupture du 21 août. Il reste trop peu de sondages électoraux entièrement post-choc pour chiffrer un avantage durable.

Angus Reid Institute

76 % disent que le Canada a eu raison de quitter la table — cinq contre un

Le Canada a-t-il eu raison de mettre fin aux négociations ?
A eu raison de quitter la table
76%
A eu tort de quitter la table
13%
Carney a montré de la fermeté
69%
Carney a montré un mauvais jugement
19%
La riposte est « juste ce qu’il faut »
62%

Le premier sondage réalisé entièrement après la rupture. Au moins deux tiers dans chaque province — 65 % en Saskatchewan, 67 % en Alberta, 85 % au Québec — et 53 % des électeurs conservateurs de 2025. Les anciens conservateurs se divisent également entre fermeté (43 %) et mauvais jugement (43 %) ; presque aucun ancien libéral (1 %) ne voulait d’autres compromis.

Angus Reid Institute

La fermeté en surface, l’exposition en dessous : 89 % s’attendent à payer plus cher

Les mêmes répondants, interrogés sur ce qu’ils craignent
Craignent que la guerre commerciale fasse monter les prix
89%
Croient que le Canada en sortira plus fort à long terme
64%
Estiment que le Canada peut encaisser le coup
59%
Estiment que l’issue n’a jamais dépendu du Canada
59%
Travailleurs qui craignent pour leur propre emploi
38%

Un travailleur sur huit (13 %) se dit « très » inquiet de perdre son emploi. La moitié n’a carrément pas confiance qu’une entente soit possible tant que Trump est en poste. Les estimations de l’industrie chiffrent un scénario sans entente à 0,4 % du PIB et jusqu’à 90 000 emplois.

Abacus Data

55 % veulent que le Canada dépasse l’ACEUM plutôt que de le sauver

L’ACEUM vaut-il encore la peine d’être sauvé ?
Le Canada devrait dépasser l’ACEUM
55%
Préserver et moderniser l’ACEUM
34%
Électeurs conservateurs : préserver l’ACEUM
47%
Électeurs conservateurs : le dépasser
43%

Mesuré dix jours avant la rupture. L’accord que les deux gouvernements se disputaient depuis un an avait déjà perdu sa clientèle : les électeurs conservateurs sont le seul groupe qui y reste majoritairement attaché.

Terrain 7 août–12 août · n = 1 499 · Abacus Data
Léger

56 % veulent la ligne dure et aucune autre concession

Quelle approche le gouvernement devrait-il adopter dans les négociations ?
Position ferme, aucune autre concession
56%
Faire preuve de souplesse, concéder au besoin
31%
Je ne sais pas
13%

Le Québec (61 %) et les femmes (60 %) sont les plus fermes. Même chez les électeurs conservateurs, 51 % ne veulent aucune autre concession.

Terrain 15 août–17 août · n = 1 622 · ±2,4 % · Léger
Léger

Les Canadiens tirent d’abord sur le levier énergétique

Chacune de ces mesures de représailles serait-elle une bonne idée ? (% bonne idée)
Taxe spéciale sur l’électricité vendue aux É.-U.
74%
Taxe spéciale sur les exportations de pétrole et de gaz
70%
Exclure les entreprises américaines des contrats publics
70%
Interdire toute vente d’alcool américain au Canada
64%
Taxe sur les exportations de potasse
63%
Droits sur un large éventail de produits manufacturés américains
59%

Les trois armes les plus populaires sont celles qu’Ottawa n’a pas tirées. L’appui baisse chez les conservateurs, les Albertains et les moins de 35 ans.

Terrain 15 août–17 août · n = 1 622 · ±2,4 % · Léger
Léger

La gestion de l’offre et les banques sont les murs

Quelles concessions seraient une bonne idée ? (% bonne idée)
Ouvrir le transport aérien aux transporteurs américains
46%
Plus d’accès américain aux télécoms
38%
Rétablir la vente d’alcool américain partout
33%
Réduire fortement la gestion de l’offre
26%
Plus d’accès américain au secteur bancaire
25%

Les dossiers sur lesquels Washington a le plus insisté sont précisément ceux qui ont le moins de marge politique.

Terrain 15 août–17 août · n = 1 622 · ±2,4 % · Léger
Léger

47 % voudraient une élection sur toute nouvelle entente

La facture politique intérieure de ce qui sera signé
Une élection devrait suivre une nouvelle entente
47%
Ottawa devrait demander le rappel de l’ambassadeur américain
43%
L’approche de Carney est perçue « plutôt passive »
38%
L’approche de Carney est perçue « équilibrée »
30%

Mesuré cinq jours avant la rupture, et la lecture « passive » n’y a pas survécu : une fois Carney parti de la table, 69 % ont parlé de fermeté (Angus Reid, plus haut). 67 % des électeurs conservateurs veulent toujours cette élection — contre 34 % des libéraux. La demande de fermeté est transpartisane ; la demande d’un scrutin ne l’est pas.

Terrain 15 août–17 août · n = 1 622 · ±2,4 % · Léger
Abacus Data

74 % disent que la guerre commerciale a déjà frappé leurs finances personnelles

Les tarifs ont déjà atteint la table de cuisine
La guerre commerciale a déjà touché les finances du ménage
74%
Anticipent des conséquences négatives pour l’économie locale
70%
Riposter avec des contre-tarifs
36%
Continuer à négocier, sans contre-tarifs
30%
Offrir des concessions pour faire lever les tarifs
18%

Une vague Abacus antérieure (24 juillet) trouvait 69 % voulant qu’Ottawa tienne bon dans les pourparlers de l’ACEUM même si l’incertitude s’étire, contre 20 % voulant des compromis rapides.

Terrain 7 août–12 août · n = 1 499 · Abacus Data
Angus Reid Institute

48 % des Canadiens ont maintenant une opinion défavorable du peuple américain

Ce que les tarifs ont fait à l’amitié
Opinion défavorable du peuple américain
48%
Opinion favorable du peuple américain
45%
Canadiens qui suivent le dossier tarifaire
91%

Une autre vague de l’ARI en juillet trouvait 65 % des Canadiens estimant qu’Ottawa devrait traiter les É.-U. avec prudence, comme une menace potentielle, ou comme un adversaire.

États-Unis

Public First / POLITICO (É.-U.)

Un quart des Américains seulement donnent raison à Trump ; la moitié jugent que les tarifs ne valent pas la hausse des prix

Trump a-t-il eu raison d’imposer de nouveaux tarifs au Canada ?
Trump a eu raison
25%
Les tarifs n’en valent pas la peine si les prix montent
50%
Électeurs MAGA : a eu raison, même au prix de sièges
38%
Électeurs MAGA : a eu raison, mais aurait dû attendre après les mi-mandats
40%

En ligne, 2 064 adultes américains. Le chiffre de « Trump a eu raison » est rapporté comme « à peine un quart ». Plus du tiers des électeurs de Trump en 2024 jugent que les tarifs ne valent pas la hausse des prix. Au Maine, au New Hampshire et au Texas, des candidats au Sénat des deux partis font désormais campagne contre les tarifs.

Angus Reid Institute (É.-U.)

Trump touche un creux de second mandat : 34 % d’approbation, 58 % de désapprobation

La position du président, deux jours avant l’échéance
Désapprouvent le travail de Trump
58%
Désapprouvent fortement
46%
Incapables de nommer une seule réalisation
47%
Approuvent le travail de Trump
34%

La désapprobation forte à elle seule (46 %) dépasse l’approbation totale. L’approbation glisse régulièrement depuis 37 % en décembre et janvier ; c’est le plus bas de la série de second mandat d’Angus Reid. Celui qui impose les tarifs négocie depuis la position intérieure la plus faible des deux.

Léger (échantillon américain)

57 % des Américains disent que les tarifs nuisent à l’économie américaine

Les Américains et les tarifs de Trump
Les tarifs affectent négativement l’économie américaine
57%
Les tarifs l’affectent positivement
21%
Évaluation négative de Trump sur le commerce
54%
Approbation du travail de Trump
37%
Désapprobation du travail de Trump
54%

41 % disent « très négativement ». La désapprobation à 54 % est le sommet de la série américaine de Léger ; l’approbation stagne autour de 37 % depuis 2025.

Angus Reid Institute

59 % des Américains s’opposent à cette salve de tarifs contre le Canada

Les Américains et le Canada
S’opposent à la dernière salve de tarifs contre le Canada
59%
Estiment que les É.-U. devraient traiter le Canada en ami et allié
78%
Opinion favorable des Canadiens
79%
Américains qui suivent le dossier tarifaire
69%

Les tarifs n’ont pas de mandat américain derrière eux. 78 % des Américains veulent que le Canada soit traité en allié ; la politique va à l’encontre de son propre public.

Gallup

80 % des Américains voient encore le Canada favorablement — un creux record

Le plancher de puissance douce
Opinion favorable du Canada (2026)
80%
Moyenne historique
91%

En baisse de onze points par rapport à la moyenne de longue durée, et toujours 3e parmi toutes les nations. C’est l’actif que le Canada dépense à la table.

Terrain 1 févr.–16 févr. · Gallup

Les deux versions

Même nuit, deux récits.

« Une erreur de calcul. »
Mark Carney · Premier ministre du Canada

Au sujet des nouveaux tarifs américains, le matin de leur entrée en vigueur. Carney a dit que la partie américaine avait introduit des changements de dernière minute « injustes, non économiques ».

« De nouvelles demandes et des reculs sur d’autres engagements du Canada ont renversé l’équilibre fragile. »
Jamieson Greer · Représentant américain au commerce

La version de Washington du même échec.

« Une attitude à la table de négociation selon laquelle le Canada serait une filiale des États-Unis, ce n’est pas quelque chose que nous accepterons. »
Mark Carney · Premier ministre du Canada

Le 24 août, après que Trump eut menacé d’un deuxième tarif de 50 % sur l’auto, les pièces et l’acier canadiens.

« Le Canada est un État — pardon. Lapsus freudien. »
JD Vance · Vice-président des États-Unis

Lors d’une visite d’usine au Maine le 24 août. Vance a ensuite dit qu’il s’agissait vraiment d’un accident, avant de comparer les pratiques commerciales canadiennes à celles de la Chine.

« They’re going to speak loud and clear when it comes to the midterms. […] You all become losers because you’re a loser. »
Doug Ford · Premier ministre de l’Ontario

Ford s’adressant à Donald Trump le 24 août, dans la même charge où il le qualifie de dictateur, de bully et de roi des faillites. Extraits exacts, reproduits en anglais tels que prononcés.

« There’s a line, and Donald Trump is trying to cross it. Canada will never be the 51st state. »
David Eby · Premier ministre de la Colombie-Britannique

La réaction d’Eby le 24 août, après que JD Vance eut appelé le Canada un État avant de parler d’un lapsus.

Comment on en est arrivé là

Chronologie des tarifs Canada–États-Unis.

  1. Volte-face sur la potasse, à l’ONU

    Le lendemain, en marge de l’Assemblée générale et d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky, Trump recule : « On va continuer avec le Canada, mais le Bélarus voudrait la vendre beaucoup moins cher. » Carney répond que la potasse canadienne est fiable et rentable, et propose plutôt une « indépendance en engrais » partagée — potasse, ammoniac et autres fertilisants.

  2. À l’ONU, Carney parle pour les puissances moyennes — sans voir Washington

    Pendant que Trump défend la guerre en Iran à la tribune, Carney se pose en défenseur du multilatéralisme : la coopération « n’est pas un idéalisme, c’est une nécessité pratique ». Pour son premier séjour aux États-Unis depuis la rupture des pourparlers, il n’a aucune rencontre officielle avec l’administration Trump, et coorganise avec la France et le Royaume-Uni une rencontre sur la solution à deux États.

  3. Trudeau sort de sa réserve

    De retour dans la vie publique avec une société de production lancée au TIFF, Justin Trudeau prononce à l’Université Brown la conférence Ogden sur les affaires internationales : « Ce ne sont pas des tensions commerciales. […] C’est plus que ça. » Il qualifie le conflit d’« illogique » : taxer l’aluminium canadien, que les États-Unis ne produisent pas en quantité suffisante, fait d’abord grimper le prix de la bière américaine.

  4. Trump se tourne vers la potasse bélarusse

    Trump affirme négocier l’achat de potasse moins chère au Bélarus pour réduire la dépendance américaine au Canada, premier producteur mondial. Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, dénonce une « potasse de sang », le Bélarus participant à l’invasion russe de l’Ukraine ; Alexandre Loukachenko reconnaît lui-même ne pas pouvoir fournir de gros volumes.

  5. Carney répond à Strasbourg ; Trump brandit l’« acte hostile »

    Devant le Parlement européen, Carney accueille l’offre et décrit une « alliance pour l’avenir » — minéraux critiques, défense, IA, énergie, commerce numérique, recherche, services financiers — et une mobilité facilitée pour les jeunes. À Washington, Trump juge l’idée « risible » et prévient que s’il y voit « un acte hostile », il imposera « des tarifs très sérieux » à l’Europe ou cessera d’y commercer sur bien des produits.

  6. Bruxelles ouvre la porte à un statut de « membre associé »

    Dans son discours sur l’état de l’Union, à Strasbourg, Ursula von der Leyen propose que le Canada devienne le premier « membre associé » de l’Union européenne. Carney, premier chef de gouvernement étranger invité à ce discours, est dans la salle. Les traités ne prévoient pas ce statut ; l’idée a d’abord été lancée par Friedrich Merz pour l’Ukraine. Un sommet Canada–UE suivra à Montréal en octobre.

  7. Le Canada contre-attaque

    À 0 h 01, des droits de 15 %, 25 % et 50 % frappent 27,6 G$ d’importations américaines réparties sur plus de 700 produits — acier, aluminium, produits laitiers, électroménagers, machinerie agricole, pâtes et papiers, plastiques et électronique. Les marchandises déjà en transit sont exemptées. Pour la première fois du conflit, les deux frontières sont taxées.

  8. Washington riposte par des interdictions d’importation

    Le jour même, Trump signe des décrets qui interdisent, dès le 29 septembre, l’importation de motos de grosse cylindrée, de spiritueux, de vins, de bières sans alcool et de lactosérum canadiens — des interdictions qui remplacent pour l’essentiel les tarifs de 50 %. La liste tarifaire change aussi le 15 septembre : les VTT et les peaux s’ajoutent, le sel de voirie et le ciment en sortent. Le représentant au Commerce Jamieson Greer parle d’une « conséquence naturelle » du traitement « discriminatoire » réservé aux exportations américaines.

  9. Ottawa réplique à l’accusation venue de Washington

    Le secrétaire au Commerce Howard Lutnick accuse Ottawa d’avoir fait échouer les pourparlers ; Carney réplique que des membres non élus du cabinet américain ne sont pas des experts de la politique canadienne, et affirme que l’objectif américain est d’effacer des industries canadiennes ou d’en faire des filiales. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent soutient que le Canada ne peut pas répliquer coup pour coup « à quelqu’un treize fois plus gros que soi ».

  10. Les tarifs sont un passif dans les États qui décident du Sénat

    Abacus sonde 2 500 électeurs inscrits — 500 dans chacun de l’Iowa, du Michigan, de l’Ohio, du Maine et de la Caroline du Sud. Les électeurs y jugent la gestion du commerce avec le Canada plus sévèrement que Trump lui-même ; le tarif de 50 % sur les véhicules canadiens est rejeté à environ deux contre un ; appuyer les tarifs est un passif électoral net dans les cinq États ; et des majorités partout préféreraient revenir à la relation d’avant.

  11. Carney : Washington doit « commencer à être sérieux »

    À une semaine de l’entrée en vigueur de la riposte, Carney affirme que les négociateurs américains ont poussé une entente asymétrique qui aurait abîmé des secteurs canadiens, l’automobile en tête, et que Washington doit commencer à être sérieux avant que les pourparlers reprennent.

  12. Le pouvoir tarifaire inédit se dirige vers son test juridique

    Des juristes du commerce soulignent que l’article 338 n’avait jamais été utilisé ni éprouvé devant les tribunaux et pourrait avoir été supplanté par des lois commerciales plus récentes. Les tarifs restent en vigueur; l’incertitude juridique devient un point de pression distinct, pas une suspension.

  13. Le ralliement a maintenant une deuxième mesure

    Abacus mesure 71 % d’appui au retrait et 60 % d’approbation de la gestion de Carney. Un sondage québécois entièrement post-rupture place la CAQ à 27 %, un point derrière le PQ; Vote-Scope fait passer la CAQ de 12 à 30 sièges projetés. C’est un signal du modèle, pas la preuve que les tarifs expliquent chaque point.

  14. L’économie entre dans la guerre avec plus d’élan

    Statistique Canada rapporte une hausse du PIB réel par industrie de 0,3 % en juin et de 0,9 % au deuxième trimestre, avec 17 secteurs sur 20 en croissance. La fabrication automobile progresse de 20,9 % et celle des pièces de 10,8 %. C’est un meilleur point de départ, pas un verdict sur la guerre commerciale : presque tout le trimestre précède le choc tarifaire d’août, tandis que l’estimation provisoire de juillet est stable.

  15. Le conflit gagne la carte — et l’urne québécoise

    Trump ordonne aux cartes américaines de rebaptiser le lac Ontario « Lake America »; Carney réplique avec l’hydronyme d’origine autochtone. Au Québec, Christine Fréchette lance la campagne de la CAQ en désignant Trump comme son véritable adversaire, tandis que Howard Lutnick prétend que Carney a fabriqué le différend linguistique pour nuire au PQ.

  16. Ottawa chiffre la riposte

    Finances Canada publie la liste : tarifs de 15 %, 25 % et 50 % sur 27,6 G$ d’importations américaines dès le 8 septembre, plus 7,5 G$ de soutien nouveau et bonifié aux régions, entreprises, travailleurs, employeurs et à la diversification.

  17. Un deuxième compte à rebours de 50 % commence

    Trump menace d’imposer 50 % sur les véhicules, les pièces automobiles et l’acier canadiens dès le 1er janvier 2027. Carney affirme que la proposition américaine démantèlerait graduellement la production canadienne. Doug Ford remet l’électricité, les minéraux critiques, le pétrole et la potasse sur la table — explicitement pour cibler les États profondément républicains et faire sentir la douleur à l’économie américaine.

  18. Le Canada redessine sa carte commerciale loin de Washington

    Carney dit vouloir doubler en six mois l’accès sans tarif, actuellement offert à 1,5 milliard de consommateurs, par des ententes allant de l’ANASE à l’Inde, et amorcer cet automne des discussions sur un partenariat économique et sécuritaire approfondi avec l’Union européenne.

  19. Le pays ratifie le refus

    Angus Reid sonde dans la nuit et trouve 76 % de Canadiens qui donnent raison au refus, contre 13 % qui le désapprouvent — un appui majoritaire dans chaque province. Les premiers ministres provinciaux se rangent derrière Carney. Le montant du nouveau soutien d’Ottawa reste à préciser.

  20. Le 50 % entre en vigueur

    Les tarifs mordent à 0 h 01 HE. Carney annonce une riposte dollar pour dollar et promet du soutien additionnel aux travailleurs et aux entreprises. Doug Ford appuie le refus de signer; Québec ouvre des programmes d’aide aux entreprises exposées.

  21. Le Canada quitte la table

    Les pourparlers s’effondrent tard vendredi soir à Washington. Carney refuse les changements américains de dernière minute sur l’auto, sur la liberté du Canada de conclure d’autres ententes, et sur la souveraineté culturelle et linguistique.

  22. Une pause de trois jours, et une « entente »

    Quelques heures avant l’échéance, Trump reporte les tarifs de trois jours et affirme qu’il y a entente. Ottawa ne confirme qu’une suspension jusqu’au 22 août. Les marchés prédictifs, qui cotaient le tarif près de 60 ¢, retombent au bas des 40.

  23. Les proclamations de l’article 338 sont signées

    Trump signe trois proclamations en vertu de la loi Smoot-Hawley de 1930 imposant 50 % sur les autos, l’alcool, les produits laitiers, le ciment et les bâtons de hockey canadiens — sans exemption ACEUM. Entrée en vigueur : 19 août.

  24. Washington n’étendra pas l’ACEUM

    Après des rencontres virtuelles avec ses homologues canadien et mexicain, le représentant au commerce Jamieson Greer annonce que les É.-U. n’étendront pas l’accord. L’horloge de la revue conjointe devient une falaise.

Les deux oiseaux

Chaque camp, son propre indice.

L’écart, c’est l’Indice Bernache moins la force de Trump (100 − Indice canard boiteux). Il est tiré uniquement de nos deux indices — transparent et défendable. Tout le reste de cette page est du contexte, volontairement PAS fondu dans le nombre.

Donald Trump · Indice canard boiteux

18.6/100 force résiduelle · LDI 81.4 Ouvrir l’indice

Contexte bilatéral

Les signaux autour de la table.

Des signaux bilatéraux réels — affichés comme contexte, hors du calcul de l’écart.

Huard (USD→CAD)

1.4196 Bank of Canada (Valet) · 2026-10-15

Opinion favorable du Canada aux É.-U.

80% Gallup · 2026-02-16

80% des Américains voient le Canada favorablement (Gallup, fév. 2026) — un creux record, en baisse d'une moyenne historique de ~91%, mais toujours 3e parmi toutes les nations. Levier de puissance douce à la table.

Comment l’écart fonctionne

Méthodologie de l’écart de levier ACEUM.

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